Mécène et Loire

Au CHU d’Angers, des jeunes donnent vie à une sirène

06 février 2015

Depuis le début du mois de janvier, une vingtaine d’adolescents hospitalisés dans le service pédiatrie du CHU d’Angers ont participé à des ateliers d’initiation aux techniques du film d’animation. Cette action intitulée « Rêves animés » et développée par l’association Entr’Art, avec le concours du « Festival Premiers Plans », faisait partie de la sélection de projets 2014/2015 de la Fondation. Grâce à ce soutien, l’association avait pu se doter du matériel nécessaire à la réalisation de courts-métrages. Elle a également pu faire appel à une professionnelle du cinéma pour intervenir auprès des jeunes. Le mercredi 4 février, Stéphane Martinez et Christophe Dubois, deux membres de Mécène et Loire, ont assisté à l’une de ces séances, aux côtés de trois jeunes encadrés par Sonia, une réalisatrice, et Matthieu, un éducateur.

Il est 15h30 quand les deux animateurs accueillent les participants du jour, pour une session de travail dédiée aux bruitages qui viendront agrémenter le film.

La réalisation de ce dernier est déjà bien entamée. C’est une création collective à laquelle chaque jeune peut apporter sa touche, au fil des semaines et des séances. En introduction, les adolescents commencent par visionner le travail de leurs prédécesseurs. Ils ont devant leurs yeux une vidéo de 26 secondes recoupant 780 photos. Le film d’animation est en effet un procédé cinématographique qui consiste à aligner une succession de visuels qui finissent par former un mouvement fluide.

« Tiens, il y aurait un personnage qui serait dans l’eau et il lui arriverait quelque chose »

Le point de départ de l’histoire mise en image dans ce court-métrage a germé dans l’esprit d’une jeune fille. Séances après séances, les participants en ont déroulé le fil. Le personnage coule…il est sauvé par une sirène ondulant entre étoile de mer et coquillages.

Grâce aux conseils de Sonia et en s’appuyant sur différents logiciels de montage, ils ont donné vie à leurs personnages, dessinés sur du papier, en imaginant leurs mouvements. « Tout était fait au feeling. La noyade du personnage était forcément plus lente que le mouvement de la queue de la sirène » résume ainsi la réalisatrice.

« L’important, c’est que le spectateur y croit »

Les trois jeunes participants du jour sont chargés de créer la bande-son du film. Timides au début, ils ne tardent pas à s’investir pleinement dans leur mission, encouragés par les deux animateurs. Des bulles avec une paille dans un verre d’eau pour recréer la descente vers les abysses de leur personnage, un youkoulélé pour reproduire les ondulations de leur créature de légende… ils passent en revue différentes techniques en tentant de les intégrer en rythme avec la vidéo qui défile.

Bientôt, leurs noms seront inscrits au générique de ce court-métrage qui sera diffusé sur les chaines YouTube et interne de l’hôpital. Une véritable bouffée d’oxygène orchestrée par le service des affaires culturelles du CHU.

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